En quelques minutes, notre co-présidente explique pourquoi les multinationales doivent participer à l'effort national.

Le jeudi 27 janvier, des manifestations ont eu lieu dans toute la France pour le « pouvoir d’achat ».

Ce que les syndicats déplorent aujourd’hui, c’est qu’il n’y ait eu aucun « coup de pouce » au smic au cours du quinquennat, au-delà des augmentations automatiques, ni de relèvement du point d’indice pour les fonctionnaires.

En réalité, la question centrale du pouvoir d’achat ne date pas d’hier, puisque déjà en 2018, les Gilets Jaunes manifestaient pour ça. Et l’inflation est un peu l’arbre qui cache la forêt puisque cela fait des années que les salaires n’ont pas augmenté. Le Gouvernement a pris des mesures, mais il les a pris, d’une part, trop tard, et d’autre part elles sont mal calibrées.

Pour maintenir la hausse du tarif réglementé de l'électricité à 4%, le Gouvernement a choisi de faire peser la facture sur EDF, pour 8 milliards d'euros. D'autres solutions existaient, comme l'augmentation des salaires ou le blocage des prix. Mais toutes ont des effets de bord.

En revanche, il est possible pour l'Etat d'utiliser la fiscalité sur des acteurs économiques puissants, comme les multinationales. Il est était largement envisageable d’aller chercher du côté de leurs activités défiscalisées : niché Copé, régime mère-fille, dividendes intergroupes...